Faites connaître vos dernières volontés

Directives anticipées

Considérées comme un droit fondamental du patient, les directives anticipées permettent de faire connaître par avance ses souhaits sur sa fin de vie au cas où il ne serait plus en capacité de manifester sa volonté. Explications.

Grâce à une déclaration écrite, chacun peut exprimer par avance sa volonté de poursuivre, limiter, arrêter ou refuser des traitements ou actes médicaux.

QU’APPELLE-T-ON DIRECTIVES ANTICIPÉES ?
Les directives anticipées permettent d’exprimer par avance les dernières volontés d’une personne qui n’est plus en capacité de le faire sur les soins qu’elle souhaite recevoir ou pas, du fait de l’évolution d’une maladie, d’un coma, du grand âge, de troubles cognitifs profonds ou d’un accident.
Par exemple, il est possible d’indiquer si l’on accepte ou si l’on refuse une réanimation cardiaque et respiratoire ou telle ou telle intervention chirurgicale. Elles n’ont bien sûr pas vocation à être utilisées si la personne est en capacité d’exprimer ses volontés.

EN PRATIQUE
Il existe un modèle officiel proposé par le ministère de la Santé mais il n’est pas obligatoire. Les directives peuvent être rédigées librement du moment qu’elles sont datées, signées et comportent l’identité de l’auteur (noms et prénoms, date et lieu de naissance). Certains établissements de santé fournissent un formulaire avec deux modèles, selon que vous êtes atteint d’une maladie grave, proche de la fin de vie, ou que vous pensez être en bonne santé.
Le document peut être confié au médecin traitant, intégré au dossier médical partagé (DMP), déposé à l’hôpital, ou gardé à domicile avec les papiers importants. Il est conseillé d’informer ses proches et sa personne de confiance de l’existence de ce document afin qu’il puisse être trouvé et transmis aux soignants, le moment venu. Les directives anticipées ont une durée de vie illimitée et peuvent être modifiées ou annulées par leur auteur, à tout moment.

LES LIMITES
Deux limites sont fixées : en cas d'urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation (exemple d’un patient à réanimer suite à un accident de santé brutal) et lorsque les directives anticipées apparaissent inappropriées ou non conformes à la situation médicale. Dans ce cas, le médecin doit rendre sa décision dans le cadre d'une procédure collégiale : autrement dit, plusieurs médecins discutent du cas. Une fois prise, la décision figurera dans le dossier médical et elle sera portée à la connaissance de la personne de confiance (un proche, un ami, un médecin traitant…). Sans directives anticipées, l’équipe de soins peut se tourner vers la personne de confiance choisie par le patient : son avis ne remplace pas la décision médicale mais est néanmoins un repère essentiel.
Le débat sur la fin de vie est un sujet d’actualité en France, avec notamment des enjeux éthiques qui se posent. A ce sujet, la Plateforme Ressource Éthique de Territoire (PRET) des Hôpitaux Paris Est Val de Marne (HPVM) s’est mobilisée dans des actions de réflexion, de journées thématiques et de rédaction d’articles.

Plus de détails sur :
SERVICE PUBLIC : Directives anticipées : dernières volontés sur les soins en fin de vie
| Service Public
HAS : directives_anticipees_concernant_les_situations_de_fin_de_vie_v16.pdf

Dernière mise à jour : 30 octobre 2025

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